Sillonnant le milieu forestier et agricole, la rivière Charest et le ruisseau Gendron montraient ponctuellement plusieurs anomalies quant à l’intégrité de leurs écosystèmes. De graves problèmes de qualité de l’eau, dus à l’intensification des activités humaines, y furent alors observés, affligeant plusieurs milieux aquatiques, dont le couloir de migration du Poulamon atlantique à Sainte-Anne-de-la-Pérade.
On note aussi des problèmes d’érosion des berges. La rivière Charest, à la hauteur de Saint Prosper, fut le théâtre dans les années 1950 d’un glissement de terrain, laissant entre autres, une cicatrice de 300 X 525 mètres de superficie. Ce cataclysme a eu pour effet de modifier la dynamique hydrologique du cours d’eau engendrant notamment une déviation de la trajectoire d’un méandre en particulier. Avec l’intensification des activités humaines (forestières et agricoles), le problème d’érosion s’est accentué et provoque de fréquents d�p�ts de terre et de sable apport�s par les eaux dans ce secteur. La sévérité de l’érosion de ce méandre cause préjudice aux propriétés riveraines, mais surtout perturbe les milieux aquatiques en aval.
Face à ces problématiques, le projet mis sur pied œuvra à mettre en valeur les bandes boisées de ces cours d’eau pour protéger les habitats fauniques présents. Les secteurs plus spécifiquement visés par le projet se situaient à Saint-Prosper, principalement en milieu agricole.